En France, Léo Taxil, au XIXème
siècle, ouvrait le bal des petits futés qui ont su se faire
un pécune en concoctant des théories fumeuses qui en font
une secte satanique ou l´ instrument d´une vaste conspiration
sioniste. Ces chinoiseries prêteraient à
rire si les F.·.F.·. ne les avaient pas payé souvent
de leur vie sous les dictatures qui sévirent au siècle dernier. Nous ne les proposons pas, chacun le comprendra,
pour leurs qualités littéraires mais parce qu´une approche
avertie de la franc-maçonnerie se doit bien de constater ces dérives. Vous souhaitez apporter des textes:
Depuis la bulle papale In Eminenti, les amateurs de conspirations et les
allumeurs de bûchers ont fait leurs choux gras de la franc-maçonnerie.
"Dans lequel se
trouvent les diverses Questions qu'on leur pose dans leurs Assemblées et Installations
: De même aussi que leur Serment, Santé, Signes et Points pour se reconnaître
l'un l'autre. Comme ils ont été trouvés en possession d'un Franc-Maçon qui
est mort subitement. Et publiés maintenant pour l'Information du Public."
Ainsi s´annonçait ce cathécisme, publié à Londres sous forme de pamphlet en 1724.
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LLe manuscrit
des Archives d'Édimbourg se compose de deux parties. La première
est une suite de questions et de réponses convenues qui permettaient aux maçons
de se reconnaître. La seconde partie se présente comme un rituel sommaire de réception. On a un
système en deux grades. Le premier grade est celui d'apprenti-entré ; la cérémonie de
réception s'appelle l' entrée» (entrie). Le second et dernier grade
est indifféremment appelé «compagnon du métier» (fellow craft), ou «maître
maçon», ou seulement «maître» ou «maçon», et une fois «parfait maçon», tous
ces termes étant équivalents. A chacun de ces grades correspond une cérémonie. Ces cérémonies, très simples, comportent
seulement le serment et la communication des secrets, c'est-à-dire ce qui
formera toujours le noyau des cérémonies maçonniques plus élaborées, qui se
développeront par la suite. Parmi les secrets, le «mot du maçon» était apparemment
considéré comme le plus important puisque la partie rituelle du texte est
intitulée «la manière de donner le mot du maçon». Comme nous l'avons déjà dit, I'existence du mot du maçon est
attestée à partir de 1637 par diverses allusions qui y sont faites dans des
sources profanes. Vous souhaitez apporter des textes:
Commentaire et traduction d´André Mazet
C'est sous le titre de la "Maçonnerie disséquée" que fut divulgué le rituel de la Grande Loge de Londres en 1730. On y retrouve les éléments constitutifs du Rite du Mot de Maçon et c'est à ce titre que ce rituel est tout à fait exemplaire. La figure centrale reste le couple Hiram-Jésus de Nazareth sous la dénomination de "celui qui fut élevé jusqu'au pinacle du temple sacré" en référence à l'épisode de Mt. 4,5-7. Hiram à ce stade de compréhension reste ce qu'il aurait du toujours être, à savoir une allégorie de la passion-résurrection de Jésus. L'erreur fut ensuite den faire un mythe et de prendre "à la lettre" ce qui devait rester "en esprit" !... Par ailleurs la référence au temple de Salomon passe par des pratiques diagrammatiques à l'aide de craie et de charbon qui sont à l'origine du tracé de tableau de loge. Cet exercice rappelait de son côté les gestes fondateurs d'Ezéchiel et de Jésus incitant chacun de leur côté aux juifs de pratiquer la "Voie droite" des vertus. Derrière l'exercice de mémoire se cache une finalité pédagogique incitant à revivre par le tracé des épisodes de nature "ontologique", à savoir ayant un rapport avec l'accès au sens de l'Etre dont la signification ultime est donnée dans la présentation de la lettre G à quatre lettres soit YHVH.
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Commentaire de Jean-Paul Richard et Jean-Claude Vilespy (La
voie virtuelle)
Ce remarquable manuscrit porte le nom de son « inventeur». Le Frère Wilkinson, membre de la Grande Loge Unie d'Angleterre a en effet trouvé le document en 1946 dans des papiers appartenant à sa famille.
Le manuscrit a été offert par le Frère Wilkinson à la bibliothèque maçonnique de Northampton, où l'on peut le consulter. La transcription sur laquelle nous avons travaillé est celle du recueil fameux de Knoop, Jones et Hamer : The Early Masonic Catechisms, mais dans la seconde édition de ce recueil, car le manuscrit a été découvert entre la première et la seconde. Cette transcription est accompagnée des photographies de toutes les pages du manuscrit, ce qui augmente encore l'intérêt de sa lecture. Les présentateurs se sont livrés à une étude paléographique détaillée au terme de laquelle ils concluent que le manuscrit a été rédigé soit entre 1730 et 1740, soit entre 1750 et 1790. Dans le premier cas le manuscrit servait d'aide-mémoire ; dans le second cas c'était une copie faite sur un document plus ancien par un Maçon soucieux de tradition. Dans les deux cas le texte du manuscrit reflète une activité maçonnique qui s'est déroulée en Angleterre entre 1724 et 1730.
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Commentaire et traduction de Gilles Pasquier
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