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Les textes fondateurs de la franc-maçonnerie
tiennent essentiellement dans deux catégories: les old charges de la franc-maçonnerie
opérative, qui consignent les droits et les devoirs de bâtisseurs du moyen-âge,
et les catéchismes maçonniques, qui reprennent la symbolique du métier mais
dont le contenu est déjà entièrement spéculatif
Il existe une troisième catégorie, parmi les textes historiques, qui, si elle
relève parfois du sensationnalisme, n´en constitue pas moins une source d´information
sur la franc-maçonnerie du temps jadis: il s´agit des "disclosures" ou divulgations,
révélations plus ou moins rigoureuses faites à différentes périodes par des
franc-maçons ou prétendus tels. Touts les cathécismes maçonniques que nous proposons ont été traduits des textes du "Early Masonic Cathecisms", de Knoop, Jones et Hamer.
Le Manuscrit Cooke, conservé au British Museum, doit son nom à son premier éditeur, Mathew Cooke, qui le publia à Londres en 1861.
Il date d´environ 1410 ou 1420 mais constitue la transcription d´une compilation se remontant à plus d´un siècle avant. Il est divisé en deux parties: la première est une histoire de la géométrie et de l´architecture en 19 chapitres. La deuxième est un "livre de devoirs" qui comprend une introduction historique, neuf articles concernant l´organisation du travail qui auraient été promulgués pendant une assemblée générale à l´époque du roi Athelstan, neuf conseils d´ordre moral et religieux et quatre règles concernant la vie sociale des maçons.Le terme "spéculatif" y apparaît.
Le manuscrit Cooke fournit la base du travail de George Payne, deuxième Grand Maître de la Grande Loge de Londres, qui l´adopta pour un premier règlement en 1721.
Il constitue en outre une des sources d´inspiration principales des Consitutions d´Anderson.
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LLe manuscrit
des Archives d'Édimbourg se compose de deux parties. La première
est une suite de questions et de réponses convenues qui permettaient aux maçons
de se reconnaître. La seconde partie se présente comme un rituel sommaire de réception. On a un
système en deux grades. Le premier grade est celui d'apprenti-entré ; la cérémonie de réception s'appelle l' entrée» (entrie). Le second et dernier grade est indifféremment appelé «compagnon du métier» (fellow craft), ou «maître maçon», ou seulement «maître» ou «maçon», et une fois «parfait maçon», tous ces termes étant équivalents. A chacun de ces grades correspond une cérémonie. Ces cérémonies, très simples, comportent seulement le serment et la communication des secrets, c'est-à-dire ce qui formera toujours le noyau des cérémonies maçonniques plus élaborées, qui se développeront par la suite. Parmi les secrets, le «mot du maçon» était apparemment considéré comme le plus important puisque la partie rituelle du texte est intitulée «la manière de donner le mot du maçon». Comme nous l'avons déjà dit, I'existence du mot du maçon est attestée à partir de 1637 par diverses allusions qui y sont faites dans des sources profanes.
Commentaire et traduction d´André Mazet
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"Dans lequel se
trouvent les diverses Questions qu'on leur pose dans leurs Assemblées et Installations
: De même aussi que leur Serment, Santé, Signes et Points pour se reconnaître
l'un l'autre. Comme ils ont été trouvés en possession d'un Franc-Maçon qui
est mort subitement. Et publiés maintenant pour l'Information du Public."
Ainsi s´annonçait ce cathécisme, publié à Londres sous forme de pamphlet en 1724.
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C'est sous le titre de la "Maçonnerie disséquée" que fut divulgué le rituel de la Grande Loge de Londres en 1730. On y retrouve les éléments constitutifs du Rite du Mot de Maçon et c'est à ce titre que ce rituel est tout à fait exemplaire. La figure centrale reste le couple Hiram-Jésus de Nazareth sous la dénomination de "celui qui fut élevé jusqu'au pinacle du temple sacré" en référence à l'épisode de Mt. 4,5-7. Hiram à ce stade de compréhension reste ce qu'il aurait du toujours être, à savoir une allégorie de la passion-résurrection de Jésus. L'erreur fut ensuite den faire un mythe et de prendre "à la lettre" ce qui devait rester "en esprit" !... Par ailleurs la référence au temple de Salomon passe par des pratiques diagrammatiques à l'aide de craie et de charbon qui sont à l'origine du tracé de tableau de loge. Cet exercice rappelait de son côté les gestes fondateurs d'Ezéchiel et de Jésus incitant chacun de leur côté aux juifs de pratiquer la "Voie droite" des vertus. Derrière l'exercice de mémoire se cache une finalité pédagogique incitant à revivre par le tracé des épisodes de nature "ontologique", à savoir ayant un rapport avec l'accès au sens de l'Etre dont la signification ultime est donnée dans la présentation de la lettre G à quatre lettres soit YHVH.
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Commentaire de Jean-Paul Richard et Jean-Claude Vilespy (La
voie virtuelle)
Ce remarquable manuscrit porte le nom de son « inventeur». Le Frère Wilkinson, membre de la Grande Loge Unie d'Angleterre a en effet trouvé le document en 1946 dans des papiers appartenant à sa famille.
Le manuscrit a été offert par le Frère Wilkinson à la bibliothèque maçonnique de Northampton, où l'on peut le consulter. La transcription sur laquelle nous avons travaillé est celle du recueil fameux de Knoop, Jones et Hamer : The Early Masonic Catechisms, mais dans la seconde édition de ce recueil, car le manuscrit a été découvert entre la première et la seconde. Cette transcription est accompagnée des photographies de toutes les pages du manuscrit, ce qui augmente encore l'intérêt de sa lecture. Les présentateurs se sont livrés à une étude paléographique détaillée au terme de laquelle ils concluent que le manuscrit a été rédigé soit entre 1730 et 1740, soit entre 1750 et 1790. Dans le premier cas le manuscrit servait d'aide-mémoire ; dans le second cas c'était une copie faite sur un document plus ancien par un Maçon soucieux de tradition. Dans les deux cas le texte du manuscrit reflète une activité maçonnique qui s'est déroulée en Angleterre entre 1724 et 1730.
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Commentaire et traduction de Gilles Pasquier
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